« Un Noël Allemand »

lundi 14 janvier 2013
par  JMG
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 Un Noël allemand

Johann-Sebastian Bach (1685-1750) : Komm, Jesu, komm motet à double chœur et continuo BWV 229

Johann-Christoph Bach (1642-1703) : Præludium et Fuga

Johann-Christoph Bach (1642-1703) : Merk auf, mein Herz, motet à double chœur et continuo BWV-Anhang 163

Johann-Sebastian Bach (1685-1750) : Singet dem Herrn ein neues Lied, motet à double chœur et continuo BWV 225

Vincent Bouchot (né en 1966) : Psaume 23 « Der Herr ist mein Hirte » à 5 voix, écrit en 2.007 pour l’ADIAM 95

Johann-Sebastian Bach (1685-1750) : Prélude et fugue en la mineur BWV 889 (N°20 du premier volume de Das Wohltemperierte Klavier)

Anton Bruckner (1824-1896) : motets a cappella
Locus iste WAB 13
Os justi WAB 30
Ave, Maria WAB 6
Christus factus est WAB 10

Kenneth Leighton (1929-1988) : Lully, lulla, thou little tiny child, carol pour soprano solo (Muriel Moser) et chœur à 4 voix

 Le motet

Ce genre musical, dont le nom provient de “mot", est donc l’illustration chantée d’un texte, qu’il soit religieux ou profane. Le motet est un des genres les plus anciens en musique religieuse, puisque les premiers exemples qui nous soient parvenus datent de l’école de Notre-Dame au Xllème siècle. Il est intéressant de noter qu’il a toujours eu la faveur des compositeurs jusqu’à nos jours, chaque époque et chaque nation y imprimant son style.

 La famille Bach

Il s’agit probablement de la famille de musiciens la plus prolifique de l’histoire, plus de cent de ses membres ayant été musiciens en Allemagne ou ailleurs. Jean-Sébastien, lui-même en a établi la généalogie, remontant jusqu’à Veit Bach, « un boulanger qui habitait la Hongrie » mort en 1576, dont le fils Johannes — ou Hans - (1550-1626 fut le premier à devenir musicien professionnel.

Les trois fils de Johannes, Jean, Christoph et Heinrich (1) donnèrent naissance aux trois branches de la famille. Christoph est le père de Johann-Ambrosius (2) et Johann celui de Johann-Ægidius (4). Quelques autres musiciens, Johann-Ludwig (8) notamment, descendent du frère de Hans.

1. Heinrich (1615—1692), compositeur père de Johann Christoph (3) et Johann Michael (5)

2. Johann Ambrosius (1645—1695), violoniste et trompettiste, neveu de Heinrich (1), père de JohannSebastian (9),

3. Johann Chrtstoph (1645—1703), compositeur, père de Johann-Nicolaus (6),

4. Johann Ægidius (1645—1716), organiste et chef d’orchestre, neveu de Heinrich (1), père de Johann-Bernhard (7),

5. Johann Michael (1658-1694), compositeur et organiste, grand-père maternel de Wilhelm- Friedmann (10), Carl-Philipp-Emanuel (11) et Johann-Gottfried-Bernhard (12),

6. Johann Nicolaus (1669—1753), compositeur,et organiste, fadeur d’orgues et de harpes,

7. Johann Bernhard (1676—1749) compositeur, harpiste et organiste,

8. Johann Ludwig (1677—1731), compositeur et violoniste, descendant de l’oncle de Heinrich (1),

9. Johann Sebastian (1685—1750), compositeur et organiste. Père de Wilhelm-Friedmann (10), CarI-Philipp-Emmanuel (11), Johann-Gottfried-Bernhard (12), Johann-Christoph-Friedrich (13), et Johann-Chrjstian (14),

10. Wilhelm Friedmann (1710—1784), compositeur et organiste,

11. Carl Philip Emmanuel (1714—1788), compositeur, harpiste et pianiste,

12. Johann Gottfried Bernhard (171 5—1739), organiste,

13. Johann Christoph Friedrich (1732—1795), compositeur, père de Wilhelm-Friedrjch-Ernst (15)

14. Johann Christian (1735—1782), compositeur

15. Wilhelm Friedrich Ernst (1759—1845), compositeur et chef d’orchestre

 Johann-Christoph Bach (1642-1703)

Oncle de Johann Sebastian, la qualité de ses compositions explique que certaines de ses œuvres (dont Merk auf, mein Herz) furent tout d’abord attribuées à son neveu, Il fut un compositeur extrêmement estimé par ses contemporains. C’est à ce titre qu’il fut organiste de la ville d’Eisenach et claveciniste à la cour.

Son style est imaginatif, dramatique, hardi dans ses enchaînements harmoniques et en ce sens il est une parfaite expression de l’art baroque.

 Johann-Sebastian Bach (1685-1750)

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Jean-Sébastien BACH (Carl Seffner)

Est-il encore besoin de présenter le plus illustre représentant de la famille Bach ? Musicien à la technique infaillible (à la fois compositeur génial et virtuose du clavier), travailleur insatiable au caractère bien trempé, il est peut-être aujourd’hui le compositeur le plus universellement reconnu. Néanmoins, ses contemporains moquèrent souvent son refus de se mettre à la mode de son temps (le style galant devenant peu à peu la norme). Les œuvres présentées aujourd’hui ne dérogent pas à la règle. En effet le genre du motet à double-chœur, au contrepoint complexe, n’avait plus la faveur du public depuis longtemps. Cependant, ces pièces, datant des années 1730, se placent certainement parmi les chefs-d’œuvre absolus de l’histoire de la musique occidentale.
Origine image
St Thomas, Leipzig

 Anton Bruckner (1824-1896)

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Anton BRUCKNER (Kaulbach)

Pour le mélomane féru de musique symphonique, Bruckner reste une figure éminente du post-romantisme allemand, dont la rencontre avec la musique de Richard Wagner, en 1863 (et donc relativement tard dans son parcours de compositeur) laissa une empreinte ineffaçable sur son style

Sa formation est celle de nombreux musiciens de province petit chanteur au monastère de Saint-Florian (en Haute-Autriche), il est initié à l’orgue et à la composition, mais également à son futur métier d’instituteur. En 1845, il est nommé organiste de l’abbaye, poste qu’il occupe durant 10 ans. De cette période datent quelques pièces pour orgue, non éditées en fait des essais peu développés.

Nommé en 1855 à Vienne, il se rend compte que sa voie est avant tout musicale. Il quitte donc le métier d’enseignant la même année pour être nommé, sur concours, organiste de la cathédrale de Linz tout près de Saint-Florian. Chargé de faire vivre la musique en cette cathédrale, il compose psaumes, cantates, messes, et bien entendu des motets (dont l’Ave Maria chanté ce jour). Mais ce n’est qu’en 1863, assistant à une représentation de Tannhäuser de Wagner qu’il sait à présent quelle sera sa véritable voie la composition. Bruckner ne cesse alors de parfaire son art et d’étudier, et c’est ainsi qu’il sollicite, en 1868, un poste au conservatoire de Vienne afin remplacer son ancien maître Simon Sechter récemment décédé. En tant que professeur de théorie musicale, d’harmonie et de contrepoint, il compte le jeune Gustav Mahler dans ses élèves.

Le public Viennois, tout acquis à la musique de Brahms, a du mal à reconnaître en Bruckner un nouveau génie symphonique. Ce n’est qu’avec la 4e symphonie - à presque 60 ans - qu’il connait enfin les faveurs du public autrichien, et quelques années plus tard le public allemand avec la 7e. Néanmoins, sa musique construite par blocs différenciés, témoignant d’un sens profond du grandiose - dont les motets présentés sont une illustration - fit de Bruckner un compositeur relativement incompris à son époque, malgré le soutien de Gustav Mahler et de grands chefs d’orchestre, dont Wagner.

Conformément à son souhait, le corps de Bruckner repose, embaumé, au pied de l’orgue de Saint-Florian.
Wilhelm von Kaulbach

 Kenneth Leighton (1929-1988)

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Kenneth LEIGHTON

Enfant, il est choriste à la cathédrale de Wakefield. Il obtient un premier diplôme comme pianiste et entame des études à la fois généralistes et musicales au Queens College d’Oxford, avant de partir se perfectionner à Rome. II obtient son premier poste de professeur à la Royal Marine School of Music. Kenneth Leighton enseignera ensuite à l’université de Leeds, à celle Édimbourg, au Worcester College d’Oxford, puis à nouveau à Édimbourg.
Outre l’enseignement et la composition, il sera également pianiste (que ce soit en soliste ou en formation de musique de chambre) et deviendra docteur en musique de l’université d’oxford.
Sa musique relève de plusieurs influences, dont celles de Ralph Vaughan Williams, William Walton et Edward Elgar. Kenneth Leighton s’est intéressé à tous les genres : pièces pour piano ou orgue, œuvres de musique de chambre, symphonies, opéras, pièces chorales ou pour voix soliste, ainsi que de musique de scène.

Lully, Lulla, Thou Little Tiny Child, carol composé en 1948 lors de ses études reste son œuvre la plus populaire. Elle s’inscrit en effet dans la grande tradition chorale britannique du XXe siècle, utilisant à merveille les possibilités du chœur a cappella.

 Vincent Bouchot (né en 1966)

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Vincent BOUCHOT

Le parcours de Vincent Bouchot est plutôt atypique car marqué avant tout par son côté autodidacte.

Se destinant tout d’abord à l’enseignement des lettres, il intègre l’École Normale Supérieure de Paris où il travaille sur Georges Pérec. Alors que son activité musicale est réservée au monde amateur, sa rencontre avec Philippe Herreweghe est décisive. Ce dernier le recrute comme membre permanent de son ensemble “La Chapelle Royale” et Vincent Bouchot travaille avec lui le grand répertoire germanique Mendelssohn, Brahms, Bach... A la suite de cette expérience enrichissante, il intègre le Groupe Vocal de France. Au pupitre de premier baryton il y aborde la musique contemporaine et participe à de nombreuses créations et productions. Avec l’Ensemble Clément Janequin, au sein duquel il chante depuis 1994, il a enregistré de nombreux disques, ainsi qu’avec l’Ensemble Européen William Byrd.

Loin d’être la seule corde à son arc, sa carrière de chanteur se double avec celle de compositeur. Naturellement, sa production laisse une place prépondérante à la voix avec notamment plusieurs opéras, des cantates et des mélodies. On pourra discerner dans son œuvre un sens aigu de la théâtralité, et en tout cas aucune forme de systématisme compositionnel.

 Sarah Kim

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Sarah KIM

Australienne d’origine coréenne, Sarah Kim s’est produite en soliste dans les principales salles de concert australiennes, en particulier sur le grand orgue de l’Hôtel de Ville de Sydney, ainsi que lors du vingt-cinquième anniversaire du grand orgue de l’Opéra. Elle a également joué avec orchestre et chœurs, tels que l’Orchestre Symphonique et le Chœur de Chambre de Sydney, ainsi que l’Orchestre de Jeunes d’Australie. Elle a assuré le continuo pour la série ‘Bach immortel’ interprétée par les Chœurs Philharmoniques de Sydney, retransmise en direct par la Radiodiffusion australienne. Elle a également signé des enregistrements dans le cadre de la série ‘Jeune Australie’.

Désireuse de poursuivre ses études en Europe, elle est fut successivement admise au CNSM de Paris en Cycle de Perfectionnement dans la classe de Michel Bouvard et Olivier Latry, puis en Master à la Schola Cantorum Basïliensis dans la classe de Wolfgang Zerer. Sarah s’est produite en basse continuo avec des ensembles comme l’Ensemble Orchestral de Paris, l’Ensemble d’Oxford, l’Orchestre Baroque de Stockholm et en soliste dans de nombreux festivals en Europe (Notre-Dame de Paris, Saint-Louis des Invalides, Saint-Eustache, cathédrale de Chartres, cathédrale de Bourges, abbaye de Westminster, Saint Lawrence Jewry, cathédrale d’Uppsala, etc.). Elle est actuellement titulaire de l’orgue de l’église anglicane Saint George à Paris et co-titulaire à Notre-Dame-des-Vertus à Aubervilliers.

http://lebalcon.com/index.php?option=com_content&view=article&id=278%3Asarah-kim&catid=35&lang=fr

 Adeline Lecce

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Adeline LECCE

Après une pratique d’orchestre intensive dès le plus jeune âge (répertoire lyrique et symphonique), des études complètes au CNR de Versailles, une licence de musicologie et une formation pédagogique au Cefedem d’lle de France, Adeline Lecce intègre le Conservatoire Royal de Bruxelles dans lequel elle obtient le 1er prix de violoncelle et de musique de chambre dans la classe de Marie Hallynck.

Adeline Lecce aime jouer l’étendue du répertoire. Des cordes en boyaux sous la direction de Barthold Wieland, Sigiswald Kuijken et Paul Dombrecht (Koninklijk Conservatorium Brussel) aux dispositifs informatiques (Delta ensemble), des créations de spectacles avec comédiens et acrobates (Théâtre des quartiers d’Ivry, compagnie « L’Epate en l’air ») à l’interprétation d’œuvres contemporaines exigeantes (ensembles Laborintus Ars Nova, 2E2M, compagnie Éclats), elle recherche les formes de représentations variées, celles où le mot devient son et le geste danse.

http://212.99.42.20/OpacWebAloes/File/Adeline%20Lecce%20violoncelliste.pdf

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